Contrefaçon : tous les secteurs sont touchés
Aujourd’hui, tout ce qui s’achète, tout ce qui se vend, peut être contrefait ou piraté. Un phénomène qui entraîne une lourde perte d’argent pour le commerce.
200 à 300 milliards d’euros. Selon une étude menée entre 1998 et 1999, ce chiffre correspond au manque à gagner des entreprises victimes de la contrefaçon dans le monde. Le phénomène représente 5 à 7 % du commerce mondial. Son coût social est estimé à 200 000 emplois par an.
Force est donc de constater que le marché de la contrefaçon s’industrialise et se mondialise. Il s’agit de réseaux organisés internationalement.
De plus, on constate qu’aujourd’hui ce ne sont plus seulement les produits de luxe qui sont victimes de ce phénomène mais ceux de consommation courante. L’industrie alimentaire, la littérature, l’artistique sont tous touchés par ce fléau.
Les bouteilles d’eau - produits pourtant anodins - sont souvent contrefaites.
Le secteur de l’industrie pharmaceutique est lui aussi particulièrement touché. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé estime que les médicaments de contrefaçon représentent 10 % des médicaments commercialisés sur la planète. Ce chiffre atteint 60 % dans certains pays en voie de développement.
"La contrefaçon nuit donc non seulement à l’économie, mais met toujours plus en péril la santé et la sécurité des consommateurs", explique Laszlo Kovacs, commissaire européen responsable de la fiscalité et des affaires douanières.
L’informatique est également un secteur très touché par le piratage et la contrefaçon. On estime que 40 % des logiciels utilisés dans le monde sont piratés. Et si aujour’hui 68% des français reconnaissent que pirater c’est voler "le décalage entre la conscience du piratage et la réalité de cette pratique frauduleuse dans les entreprises signifie que pirater est un acte réfléchi qui relève d’un choix dont les chefs d’entreprises français vont désormais devoir assumer les conséquences", indique Bertrand Salord, porte-parole de BSA France.
Mais tout n’est pas néagtif, Batiteslli, Directeur Général de la propriété industriel français affirme que les démarches engagées par la France ont permis de faire disparaître la quasi totalité des contrefacteurs. En effet, l’Etat français punit non seulement les producteurs et les distibuteurs de contrefaçon mais aussi les consommateurs.
Gaud Menguy
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